En présence des fidèles de la paroisse d’Ypacaraí, Emilio a repris et commenté un verset de la Lettre de saint Paul aux Ephésiens, que la liturgie du jour proposait, en prononçant une homélie qui a invité à réfléchir sur le fait que le temps présent est le temps de l’homme sensé, le temps du chrétien.

 

Nous reprenons une homélie d’Emilio récemment prononcée dans la paroisse d’Ypacaraí, au Paraguay. Il a commenté un verset du Psaume de la Messe du jour : “Les jeunes fauves sont dénués, affamés ; qui cherche le Seigneur ne manque d'aucun bien” (Ps 33, 11).

 

En refusant l’amour qui l’ouvre aux autres, l’homme se renferme en lui-même, comme dans un sépulcre. Mais il ne s’agit pas cependant du sépulcre du Samedi Saint car la solitude de ce jour n’est pas l’isolement narcissique qui tue, c’est plutôt une solitude qui s’ouvre à la vie.

 

Lors du Triduum pascal célébré dans la paroisse Sagrado Corazón de Jésus d’Ypacaraí au Paraguay, nous avons marché à la lumière des homélies d’Emilio et nous avons marqué un temps d’arrêt à leur ombre, en contemplant encore une fois comment Dieu nous a aimés en se donnant Lui-même.

 

 

Le 31 octobre 2017, la paroisse Sagrado Corazón de Jesús d’Ypacaraí (Paraguay) a fêté le 51e anniversaire de l’ordination sacerdotale d’Emilio ; pendant la célébration eucharistique, selon ce qui est devenu désormais une coutume, il y a eu à cette occasion la remise des vêtements sacrés à un groupe de vingt-cinq adolescents comprenant des servants de messe et des jeunes filles de la liturgie.

 

Écouter les adolescents, quand ils parviennent à ouvrir leur cœur, permet de comprendre que ce sont eux, au Paraguay, qui souffrent le plus à cause des situations d’abandon familial, un phénomène très répandu dans le pays.

 

Au Paraguay, la Semaine sainte est un temps liturgique fortement ressenti et vécu par les fidèles. En plus des belles célébrations liturgiques très courues, elle est caractérisée par la Pascua Joven, une occasion spéciale pour les jeunes de revivre ensemble, pendant trois jours de retraite, lors du Triduum pascal, la passion, la mort et la résurrection du Seigneur.

 

Évidemment, il est impossible de ne pas considérer les jeunes parmi les protagonistes de l’émergence éducative. Ce sont eux qui sont manipulés par de faux besoins qui révèlent toute leur futilité, surtout dans un pays comme le Paraguay. Il est important qu’ils découvrent que l’homme ne compte pas par ce qu’il "a", mais par ce qu’il "est".

 

La peur d’interdire qu’on constate de nos jours manifeste notamment la crise de la figure du père. Nombreux sont les psychologues et les éducateurs qui relèvent dans l’absence du père un des traits caractéristiques de notre société.