Amerique Latine

 

Après avoir tracé le profil du catéchiste et esquissé quelques orientations éducatives, nous achevons la présentation de la retraite des catéchistes de Loma Pytâ dirigée par Emilio. Il a proposé aux participants la Trinité comme modèle de la formation catéchétique, à travers l’unification des facultés de la mémoire, de l’intelligence et de la volonté : étincelles de la Trinité dans l’homme.

 

Pendant la retraite des catéchistes de Loma Pytâ, dirigée par Emilio, après une réflexion sur le profil du catéchiste, il a y eu des échanges enrichissantes sur des aspects concrets et méthodologiques de la transmission de la foi. Nous proposons une synthèse de quelques aspects que nous jugeons très utiles non seulement pour le contexte ecclésial du Paraguay où de telles réflexions ont mûri et ont été partagées.

 

La retraite des catéchistes de Loma Pytâ, un quartier populaire d'Asunción, dirigée par Emilio à la veille de la Solennité de la Très-Sainte Trinité, a été une occasion précieuse d'approfondissement théologique et spirituel des vérités fondamentales de notre foi, l'Incarnation et la Trinité. D’intéressantes réflexions en sont ressorties sur l'identité du catéchiste, en tant que disciple missionnaire.

 

En présence des fidèles de la paroisse d’Ypacaraí, Emilio a repris et commenté un verset de la Lettre de saint Paul aux Ephésiens, que la liturgie du jour proposait, en prononçant une homélie qui a invité à réfléchir sur le fait que le temps présent est le temps de l’homme sensé, le temps du chrétien.

 

Nous reprenons une homélie d’Emilio récemment prononcée dans la paroisse d’Ypacaraí, au Paraguay. Il a commenté un verset du Psaume de la Messe du jour : “Les jeunes fauves sont dénués, affamés ; qui cherche le Seigneur ne manque d'aucun bien” (Ps 33, 11).

 

En refusant l’amour qui l’ouvre aux autres, l’homme se renferme en lui-même, comme dans un sépulcre. Mais il ne s’agit pas cependant du sépulcre du Samedi Saint car la solitude de ce jour n’est pas l’isolement narcissique qui tue, c’est plutôt une solitude qui s’ouvre à la vie.

 

Lors du Triduum pascal célébré dans la paroisse Sagrado Corazón de Jésus d’Ypacaraí au Paraguay, nous avons marché à la lumière des homélies d’Emilio et nous avons marqué un temps d’arrêt à leur ombre, en contemplant encore une fois comment Dieu nous a aimés en se donnant Lui-même.

 

 

Le 31 octobre 2017, la paroisse Sagrado Corazón de Jesús d’Ypacaraí (Paraguay) a fêté le 51e anniversaire de l’ordination sacerdotale d’Emilio ; pendant la célébration eucharistique, selon ce qui est devenu désormais une coutume, il y a eu à cette occasion la remise des vêtements sacrés à un groupe de vingt-cinq adolescents comprenant des servants de messe et des jeunes filles de la liturgie.

 

Écouter les adolescents, quand ils parviennent à ouvrir leur cœur, permet de comprendre que ce sont eux, au Paraguay, qui souffrent le plus à cause des situations d’abandon familial, un phénomène très répandu dans le pays.